L’abeille (Apis mellifica)
L’abeille vit en société.
Une société est un ensemble d’individus de la même espèce, organisés pour survivre en coopération.
Les individus qui constituent une société doivent pouvoir communiquer entre eux, surmonter leur agressivité et être dotés, dans le cas notamment de l’abeille, d’une mémoire afin, par exemple, de se souvenir du rang social qu’ils occupent.
- Durant les trois premiers jours, elle joue le rôle de nettoyeuse, elle veille à la propreté des cellules.
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Sa deuxième mission est celle de nourricière , elle distribue la gelée royale à toutes les larves qui donneront naissance aux jeunes abeilles et aux reines et ce jusqu’au environ du dixième jour suivant sa naissance.
De 11 à 20 jours, les abeilles vaquent aux travaux de nettoyage, débarrassent la ruche des détritus, des cadavres de leurs sœurs.
Elles vont aussi à la rencontre des butineuses rentrantes, les décharger du nectar récolté, se le distribuer entre elles, le travailler et le disposer dans les alvéoles, s’occuper également du pollen ramené par leurs compagnes.
Pendant cette troisième phase les ouvrières magasinières procèdent encore à l’operculation des cellules de miel de réserve et celles des nymphes.
Leur quatrième activité est d’être les bâtisseuses de rayons. Elles assemblent inlassablement l'une après l'autre, de fines lamelles de cire pour la construction des alvéoles.
Du 18 au 21ème jour, elles deviennent les gardiennes
en prenant part à la défense de la ruche et montent
la garde au trou de vol à l’affût des pillards comme
des bourdons, guêpes ou abeilles de ruches voisines.
Elles communiquent grâce à ses antennes avec les abeilles qui entrent dans la ruche.
Celles qui ne font pas partie
de la colonie sont repoussées.
Les voleuses de miel sont chassées à coup de dard.
L’activité de butineuse est la dernière et la plus longue tâche d’une ouvrière qui s’y consacre
de son 21ème jour jusqu’à sa mort.
Elle part récolter le pollen et le nectar
des fleurs pour la production de miel.
Mais hélas, nous constatons depuis quelques années
la disparition des abeilles.
Ce phénomène, mondial, mobilise des chercheurs de toutes nationalités.
Il pourrait avoir des conséquences très graves :
la disparition des insectes pollinisateurs serait un désastre écologique menaçant l’agriculture et une grande partie de nos ressources alimentaires.
Probablement multifactoriel, le dépérissement des colonies d’abeilles trouve une partie de ses causes dans les activités humaines et leurs influences sur les paysages, les ressources et les équilibres écologiques.
Ce syndrome est caractérisé par une absence d’ouvrières, seules restent la reine qui continue de pondre et quelques jeunes abeilles.
Les rares adultes encore présents sont infestés par différents virus pathogènes et des champignons.
Le couvain (ensemble rassemblant les larves, les pupes, et les œufs) est bien fermé et il subsiste des stocks de nourriture (miel et pollen).
Curieusement, ils ne sont pas pillés par
les autres abeilles et ne sont attaqués que très tardivement par les parasites.
Dans les ruches sur le point de s’effondrer, on observe que les ouvrières sont de jeunes adultes,
leur nombre ne suffit plus à soigner le couvain
et l’essaim refuse de consommer
la nourriture apportée .
Laissons le dernier mot à
Monsieur Einstein:
« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’Homme n’aurait plus que quatre années à vivre;
plus de pollinisation, plus d’herbe,
plus d’animaux, plus d’hommes.... »
