J'écris cet article sans appriori.
Je suis ni pour l'ours ni pour ses détracteurs.
Lisez bien les questions que je me pose à la fin de mon billet.
Un an après la mort de Cannelle,
comment se portent les ours des Pyrénées ?
Le 1er novembre dernier, l'ourse Cannelle était
abattue par un chasseur.
Un an après, de nouveaux projets
de réintroduction voient le jour.
L'ours des Pyrénées est le représentant
d'une espèce particulière.
Appartenant à la famille des ursidés, il mesure
de 1,70 à 2,20 mètres, pour un poids de 90 kg
pour la femelle à 300 kg pour le mâle.
Son pelage varie du beige au brun foncé
et il peut vivre de 20 à 25 ans en milieu naturel.
L'ours est omnivore et son régime alimentaire
se compose à 70% de végétaux.
Selon les circonstances, il peut aussi se nourrir
d'insectes et d'animaux sauvages ou domestiques.
De décembre à mars, l'ours traverse une période
dite d'hibernation pendant laquelle
ses fonctions sont ralenties, mais,
contrairement à la marmotte par exemple,
il ne plonge pas dans un sommeil total
et peut, à tout moment, reprendre son activité.
L'ours préfère une vie en solitaire,
sauf au cours de la période d'accouplement.
L'extinction programmée des ours des Pyrénées
Les dernières estimations des autorités concluent que la population actuelle des ours n'est pas viable à long terme.
Les individus sont en effet trop peu nombreux.
Il faut savoir que si une femelle donne généralement naissance à un, deux ou trois oursons,
près d'un ourson sur deux meurt
au cours de sa première année.
La difficile cohabitation de l'ours avec l'Homme
L'ours est historiquement présent en France, et plus particulièrement dans les Pyrénées.
Pourtant, ses relations avec l'Homme sont marquées
par une confrontation permanente.
Plusieurs faits marquants ont ponctué ce rapport de force, comme la mort de l'ourse Cannelle, qui révèle l'incompréhension et les passions qui sous-tendent la situation actuelle.
Le 1er novembre dernier, l'ourse est abattue par un chasseur, alors qu'elle était accompagnée de son ourson
et que sa présence avait été signalée.
Cet incident a montré les difficultés de mise en place
d'une protection efficace de l'ours et la fragilité
de la population actuelle, Cannelle était en effet
la seule femelle de souche pyrénéenne recensée.
Il s'agit de la conservation d'une espèce et au-delà,
de celle d'un habitat et d'un patrimoine irremplaçable.
L'ours fait partie de la culture pyrénéenne,
son image est partout, dans les produits touristiques
comme dans les traditions.
C'est pourquoi, aujourd'hui, de nouveaux plans de réintroductions sont envisagés.
Réconcilier l'ours et le berger
est ce possible ?
Le problème central avec l'ours des Pyrénées
reste sa cohabitation avec les bergers
etla mise en danger de leurs troupeaux.
Le F.I.E.P., Fonds d'Intervention Eco-pastoral,
dont le groupe ours Pyrénées agit dans la zone
de présence de l'animal, propose
de nombreuses solutions :
- une surveillance continue de la population
d'ours et de ses déplacements
- une aide aux bergers pour l'héliportage de matériel
- informer et sensibiliser le public et les professionnels
- une revalorisation du rôle du chien, notamment pour
les troupeaux laissés sans surveillance humaine.
C'est vrai que dans mon Limousin
je suis loin des pyrénées
mais beaucoup des aminautes ont leur opinions
alors je vous interpelle sur le sujet :
Cela suffira-t-il à maintenir la présence d'ours en France ? Et faut il la maintenir?
Est-il si dangeureux ?
Je ne prends parti pour personne
ni pour l'ours ni pour ses détracteurs.
Je me pose des questions voila tout.
Allez à vos plumes pour éclairer ma lanterne.
cet article a été écrit avec le site internaute nature.